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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 14:05

Comme d'habitude sur ce blog, je vous conseille de passer la souris sur les photos.

Dans cet article, j'ai favorisé les vues telles que je les ai découvertes, les vues alternatives proposeront parfois la même scène prise au flash, plus détaillée mais moins fidèle quant à l'ambiance.

 

 

Les catacombes...

 

Lieu de tous les fantasmes, des rêves comme des craintes, l'imaginaire est libre d'y prendre toutes les formes, ce ne sera fonction que des limites de chacun.

 

 

Les galeries souterraines de Paris s'offrent aux plus curieux, mais restent, officiellement, interdites (même si on a vu encore récemment, des "aventuriers" qui s'y sont égarés plusieurs heures).

 

 

C'est donc nécessairement une place de libre expression, un espace où les limites sont celles d'autrui...

J'ai déjà éprouvé une telle impression:

c'était lors de ma première sortie sur les voies de la Petite Ceinture (voir ICI), un espace qui présente tout compte fait beaucoup de similitudes avec les "catacombes".

 

Il s'agit aussi d'un site qui a perdu son rôle utilitaire, puis peu à peu, de désaffecté il sombre dans un oubli général.

Un milieu semblant devenu désormais inaccessible, mais récupéré par quelques passionnés, marginaux, voire (anciens) professionnels des lieux.

 

 

Les personnes ne s'y croisent pas nécessairement pour les mêmes raisons, mais ils ressentent en l'autre le même moteur: le goût pour un espace chargé d'histoire, sans artifice, et ne demandant qu'à être réapproprié.

 

Que l'on soit promeneur, spéléo, pompier, fêtard ou ermite, on perçoit la part de l'autre qui est attachée à ces galeries, et c'est certainement pourquoi chacun se salue, ici...  Comme lors des rencontres sur les rails encerclant Paris, ou sur un chemin de grande randonnée.

 

 

Tout comme la Petite Ceinture, les traces contemporaines sont logorrhéiques, un rien diarrhéiques:

 

des tags à la limite de la lecture, recouvrant les murs du sol au plafond, vides de sens hormis pour les membres du "crew"...

Un besoin identitaire qui a trouvé sa place, ici, entre initiés. Des empreintes qui ne resteraient pas aussi longtemps visibles, ailleurs.... comme là haut, à la surface.

 

 

 

Mais le besoin de laisser sa trace ne date pas du 20e siècle, allez donc jeter un oeil dans les geôles du pont des soupirs à Venise, ou dans les galeries des caves de Provins!

 

 

Ici aussi quelques errants ont laissé leurs traces, parfois à peine visibles au milieu des lettres bariolées laissées par les aérosols.

 

 

 

Des empreintes noyées sous les détritus divers et variés:

Comme ces "cataphores" maisons qui sont monnaie courante.

 

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 Et comme les bouteilles vides ...

 

 

...

 

 

...déchets et autres éléments dont la présence ici laisse parfois pantois...

 

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.. je ne cherche même pas à identifier tout ce qui jonche le sol.

 

Malgré la demande expresse taguée régulièrement de ramasser ses détritus...

 

 

(J'aime les katas, je ramasse... Un pochoir fréquent ) les restes de mes prédécesseurs sont légions .

 

Dès que l'on met de la distance avec les points d’accès, ces traces se font de plus en plus rares.

les tags deviennent aussi moins " identitaires "... et plus artistiques.

 

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Ce clin d'oeil à la vague d'Hokusaï a été récemment restauré, ce qui lui confère un aspect flatteur malgré son âge.

 

Du même artiste (Dan)....

 

 

...moins classiques, mais plus humoristiques

 

 

 

Quelque soit la forme, le fond possède régulièrement un élément qui rappelle les lieux:

 

 

Ce peut-être une touche graphique (squelette, ossements ou tombe)...

 

 

 ... un mot ou une phrase.

 

 

Ceci se vérifie pour ce clin d'oeil de la fable du renard et du corbeau...

   

   

... qui démontre que la population cataphile a un goût prononcé pour l'humour (noir - normal vu le lieu!) et les jeux de mots:  

 

 

  Le suffixe cata / Kata- est régulièrement retrouvé dans le coin!

 

J'ai aussi été frappé par certaines rencontres.

 

 

Comme l'omniprésence du corps blanc de J. Mésnager.

 

Cliquez sur l'image pour une vue alternative

 

Ces deux Corps Blancs présentent Aladdin Sane au bar des Rats (je sais, pour beaucoup, c'est Ziggy Stardust...)

 

 

De l'entrée ...

 

 

... aux ossuaires ....

 

 

... pratiquement aucune salle ne m'a semblé lui avoir échappé...

 

 

Bon il est vrai que je ne suis pas allé partout non plus!

 

 

J'ai eu d'autres surprises comme la trace du passage de Mr Chat....

 

 

 

... ou d'une mosaïque de J. Gulon.

Des "collectors" à mes yeux, car je n'imaginait pas les trouver en descendant ici.

 

Un peu partout des personnages de Pac-Man hantent le labyrinthe de ces galeries parisiennes...

 

 

... Et quelle meilleure place pourraient-ils bien trouver?

 

 

 

Je les soupçonne d'ailleurs de servir de repères directionnels plus que de déco branchée...

 

 

Pour rester dans l'esprit jeux vidéo....

 

Mais ce n'est pas tout!

Car des chefs d'oeuvre trônent (traînent) dans ces couloirs.

 

 

Pas (encore tous) recouverts par de multiples couches de tags bariolés.

 

 

 

Telle cette fresque dont les contours ont été réalisé par Druillet "himself"

 

 

(J'ai sa version de Salambô, et le coup de crayon en est indéniablement le même).

 

 

Les décorations des différentes salles peuvent être incroyables, comme

- à la plage qui doit son nom à sa couche de sable,

- au bar des Rats qui reprend le nom d'un groupe qui s'y retrouvait

- ou le bar des cochons qui m'a permis de découvrir Bruno les cochons

 

 

 

Allant de la simple disposition morbides d'ossements jusqu'à la fresque recouvrant la totalité d'un mur,ici bas, la peinture est à l'honneur, mais la sculpture ne l'est pas moins!

.......................

  A suivre... ICI 

 

Pour un affichage optimal de cet article, je dois le scinder (trop de photos sont en illustration).

La fin arrive très rapidement (je corrige les fautes).

 

En attendant si vous ne les avez pas déjà consultés voici les liens de mes articles précédents:

Les catacombes, quelques points d'histoire (partie1/3)

Quand l'imagination se joue de la réalité (les catacombes partie2/3)

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commentaires

Balladine 05/09/2011 17:06


Merci pour la suite de cette visite dans les entrailles de Paris. Je suis étonnée d'y voir des artistes connus comme Mr Chat et Mesnager, entre autres, c'est bien la preuve que l'endroit est une
vraie galerie d'art ... ;0)


Rolvel 05/09/2011 19:54



Effectivement. J'ai même été très surpris de voir que certaines fresques "classiques" des lieux ont été, ou étaient en cours de restauration!


Bonne soirée.



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