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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 14:05

Comme d'habitude sur ce blog, je vous conseille de passer la souris sur les photos.

Dans cet article, j'ai favorisé les vues telles que je les ai découvertes, les vues alternatives proposeront parfois la même scène prise au flash, plus détaillée mais moins fidèle quant à l'ambiance.

 

 

Les catacombes...

 

Lieu de tous les fantasmes, des rêves comme des craintes, l'imaginaire est libre d'y prendre toutes les formes, ce ne sera fonction que des limites de chacun.

 

 

Les galeries souterraines de Paris s'offrent aux plus curieux, mais restent, officiellement, interdites (même si on a vu encore récemment, des "aventuriers" qui s'y sont égarés plusieurs heures).

 

 

C'est donc nécessairement une place de libre expression, un espace où les limites sont celles d'autrui...

J'ai déjà éprouvé une telle impression:

c'était lors de ma première sortie sur les voies de la Petite Ceinture (voir ICI), un espace qui présente tout compte fait beaucoup de similitudes avec les "catacombes".

 

Il s'agit aussi d'un site qui a perdu son rôle utilitaire, puis peu à peu, de désaffecté il sombre dans un oubli général.

Un milieu semblant devenu désormais inaccessible, mais récupéré par quelques passionnés, marginaux, voire (anciens) professionnels des lieux.

 

 

Les personnes ne s'y croisent pas nécessairement pour les mêmes raisons, mais ils ressentent en l'autre le même moteur: le goût pour un espace chargé d'histoire, sans artifice, et ne demandant qu'à être réapproprié.

 

Que l'on soit promeneur, spéléo, pompier, fêtard ou ermite, on perçoit la part de l'autre qui est attachée à ces galeries, et c'est certainement pourquoi chacun se salue, ici...  Comme lors des rencontres sur les rails encerclant Paris, ou sur un chemin de grande randonnée.

 

 

Tout comme la Petite Ceinture, les traces contemporaines sont logorrhéiques, un rien diarrhéiques:

 

des tags à la limite de la lecture, recouvrant les murs du sol au plafond, vides de sens hormis pour les membres du "crew"...

Un besoin identitaire qui a trouvé sa place, ici, entre initiés. Des empreintes qui ne resteraient pas aussi longtemps visibles, ailleurs.... comme là haut, à la surface.

 

 

 

Mais le besoin de laisser sa trace ne date pas du 20e siècle, allez donc jeter un oeil dans les geôles du pont des soupirs à Venise, ou dans les galeries des caves de Provins!

 

 

Ici aussi quelques errants ont laissé leurs traces, parfois à peine visibles au milieu des lettres bariolées laissées par les aérosols.

 

 

 

Des empreintes noyées sous les détritus divers et variés:

Comme ces "cataphores" maisons qui sont monnaie courante.

 

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 Et comme les bouteilles vides ...

 

 

...

 

 

...déchets et autres éléments dont la présence ici laisse parfois pantois...

 

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.. je ne cherche même pas à identifier tout ce qui jonche le sol.

 

Malgré la demande expresse taguée régulièrement de ramasser ses détritus...

 

 

(J'aime les katas, je ramasse... Un pochoir fréquent ) les restes de mes prédécesseurs sont légions .

 

Dès que l'on met de la distance avec les points d’accès, ces traces se font de plus en plus rares.

les tags deviennent aussi moins " identitaires "... et plus artistiques.

 

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Ce clin d'oeil à la vague d'Hokusaï a été récemment restauré, ce qui lui confère un aspect flatteur malgré son âge.

 

Du même artiste (Dan)....

 

 

...moins classiques, mais plus humoristiques

 

 

 

Quelque soit la forme, le fond possède régulièrement un élément qui rappelle les lieux:

 

 

Ce peut-être une touche graphique (squelette, ossements ou tombe)...

 

 

 ... un mot ou une phrase.

 

 

Ceci se vérifie pour ce clin d'oeil de la fable du renard et du corbeau...

   

   

... qui démontre que la population cataphile a un goût prononcé pour l'humour (noir - normal vu le lieu!) et les jeux de mots:  

 

 

  Le suffixe cata / Kata- est régulièrement retrouvé dans le coin!

 

J'ai aussi été frappé par certaines rencontres.

 

 

Comme l'omniprésence du corps blanc de J. Mésnager.

 

Cliquez sur l'image pour une vue alternative

 

Ces deux Corps Blancs présentent Aladdin Sane au bar des Rats (je sais, pour beaucoup, c'est Ziggy Stardust...)

 

 

De l'entrée ...

 

 

... aux ossuaires ....

 

 

... pratiquement aucune salle ne m'a semblé lui avoir échappé...

 

 

Bon il est vrai que je ne suis pas allé partout non plus!

 

 

J'ai eu d'autres surprises comme la trace du passage de Mr Chat....

 

 

 

... ou d'une mosaïque de J. Gulon.

Des "collectors" à mes yeux, car je n'imaginait pas les trouver en descendant ici.

 

Un peu partout des personnages de Pac-Man hantent le labyrinthe de ces galeries parisiennes...

 

 

... Et quelle meilleure place pourraient-ils bien trouver?

 

 

 

Je les soupçonne d'ailleurs de servir de repères directionnels plus que de déco branchée...

 

 

Pour rester dans l'esprit jeux vidéo....

 

Mais ce n'est pas tout!

Car des chefs d'oeuvre trônent (traînent) dans ces couloirs.

 

 

Pas (encore tous) recouverts par de multiples couches de tags bariolés.

 

 

 

Telle cette fresque dont les contours ont été réalisé par Druillet "himself"

 

 

(J'ai sa version de Salambô, et le coup de crayon en est indéniablement le même).

 

 

Les décorations des différentes salles peuvent être incroyables, comme

- à la plage qui doit son nom à sa couche de sable,

- au bar des Rats qui reprend le nom d'un groupe qui s'y retrouvait

- ou le bar des cochons qui m'a permis de découvrir Bruno les cochons

 

 

 

Allant de la simple disposition morbides d'ossements jusqu'à la fresque recouvrant la totalité d'un mur,ici bas, la peinture est à l'honneur, mais la sculpture ne l'est pas moins!

.......................

  A suivre... ICI 

 

Pour un affichage optimal de cet article, je dois le scinder (trop de photos sont en illustration).

La fin arrive très rapidement (je corrige les fautes).

 

En attendant si vous ne les avez pas déjà consultés voici les liens de mes articles précédents:

Les catacombes, quelques points d'histoire (partie1/3)

Quand l'imagination se joue de la réalité (les catacombes partie2/3)

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 21:44

 

 

Mais où ai-je donc fait cette photo?

 

Temple boudhiste maire2

 

Serait-ce à Bhaktapur, la cité des dévots?

 

 Bhaktapur Dubar square

 

Ou, peut-être est-ce plutôt, dans un temple proche du Stuppa de Swyambhunath à Kathmandu?

 

 Stuppa de Swyambhunath 

 

Et pourquoi pas au Temple d 'Amitabha?

 

Amitabha

 

A moins que ce soit un souvenir d'un des nombreux temple de l'archipel japonais?

Comme le célèbre pavillon d'Or....

 

kyo or temple

 

....ou d'un autre temple de Tokyo ou de Kyoto.

 

kyo kyo chateau2

 

Aucune bonne réponse n'a encore été proposée!

 

 kyo temple toit

 

A chacun de mes retours d'Asie, je suis resté plusieurs jours avec un vide.

Jet lag et fin de vacances exotiques?

Pas seulement.

Je reste touché par l'omniprésence des formules de politesse, le sens du sacrifice et du partage qui s'observe régulièrement (par exemple) devant les autels religieux parsemés un peu partout...

 

Kathmandu temple

 

 ... permettant à chacun de réaliser une prière ou de laisser une offrande au coin d'une rue...

 

Tokyo temple rue2

 

..... En allant travailler...

 

Thamel Autel

 

... ou en allant faire ses courses.

 

Temple boudhiste maire2

 

Ce temple n'est évidemment pas en Asie....Il est bien à Paris .... mais pas à Paris 13!

 

Temple boudhiste maire1

 

Et la plus grosse surprise provient non pas de la présence de ce temple dans le Marais, mais de sa façade extérieure.

 

Temple boudhiste maire

 

La porte refermée, qui donc imaginerait que derrière elle, Buddha est là?

 

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 20:10

Comme d'habitude, je vous conseille de promener la souris sur les photos pour un complément d'informations.

 

Les catacombes...  

 

Après la courte introduction précédente et ses quelques éléments historiques (voir  ICI), il est temps de descendre dans les boyaux de Paname...

 

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Une randonnée à 25m sous terre, dans un labyrinthe à température constante (13°C), sans courant d'air, et où les bruits de la ville disparaissent progressivement.

 

Et, à la manière de la Petite Ceinture (voir  ICI), un sentiment de vivre une "expérience interdite" m'étreint ... non sans plaisirs!

Cette promenade "cachée" permet de replacer bien des informations vues précédemment dans la cave des Capucins, comme les plans d'un ouvrage à même le mur...

 

 Plan échelle 1

 

... ou les puits de visite permettant de contrôler le respect de construction d'un mur ou d'un pilier.

 

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Cette descente 25m sous terre, dans un monde où l'imagination règne, parasitant régulièrement les informations destinées à nos sens.

 

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Mais seulement après un certain temps d'adaptation.

 

 

Fini le fard orangé de la visite pédagogique du matin.

Cette fois, nous sommes dans les couloirs "interdits" à la circulation (depuis 1955).

Les souvenirs que j'en ramène sont à double ton:

 

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Celui de mes souvenirs photographiés, clairs et restituant la réalité des lieux...

Faciles à expliquer aux proches, sur l'écran du salon.

 

Hospice des pères de la Charité frontale   

 

Puis l'autre, celui dont je me souviens, à l'éclairage de ma frontale...

Parce que ce n'est en rien comparable de voir ce mur pris au flash:

 

 Hospice des pères de la Charité

 

Assis au fond de ce puits, j'ai entendu des pas résonner, le passage d'un véhicule ... Aucun doute, la ville est là-haut!

 

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Des sons à peine perceptibles, que peut-être seulement l'habitude aide à identifier...

J'imagine que, dans le noir complet, et éloigné de cet amplificateur, l'imagination dirigerait certainement vers d'autres sources l'origine de ces bruits!

 

Et que dire des choix qui s'imposent?

 

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Pour continuer, il faut choisir un des 2 couloirs...

Le choix est simple:

Une distance plus courte et finir plié en deux pour aboutir à l'objectif....

 

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... Ou plus long et plus confortable... mais il va falloir se mouiller!

 

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Quelle blague, d'ici la fin de la journée j'aurai fait les deux!!!

....Et avec plaisir!

 

J'ai même rampé 4 fois dans une chatière crayeuse parce que j'avais oublié d'aller voir une salle...et que je reste avant tout un grand curieux!

 

Et c'est bien là l'un des charmes de l'exploration de ces carrières.

La juste limite entre la réalité et l'imagination dépend de chacun.

 

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On y prend ce que l'on y trouve... mais c'est passé au filtre de sa personnalité et de son imagination.

De retour à la maison, la confrontation des photos avec les souvenirs met bien en évidence cette dualité.

 

Certains clichés ne valent que par le moment vécu en bas qui s'y rattache.

A l'image de cette concrétion:

dévoilée d'un bloc par le flash, elle surprend un peu au milieu des murs si réguliers des carrières. 

 

 

 

Parcouru à la lueur de la frontale, c'est d'abord une construction mentale qui est construite, morceau par morceau en fonction du déplacement de la source lumineuse.

L'imagination de chacun construit sa propre image de ces empilements colorés.

 

 

 

Et même si les concrétions, et les stalactites sont des vues souterraines classiques, il en résulte une impression particulière de les découvrir ainsi, sous les boulevards de la métropole.

 

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Régulièrement, les petits points lumineux au plafond, me rappellent combien les murs qui nous entourent étaient humides.  

 

 

Vivant entre les morts, source de lumière dans l'obscurité, la pensée enfouie sous terre.

Les chimères des catacombes...

 

Comment parler des catacombes sans montrer un bout d'os?

 

La fascination de circuler entre des restes humains a marqué définitivement l'imaginaire collectif.

Et avant même de voir le moindre petit os, voilà déjà de quoi illustrer tous les fantasmes!

 

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Cet extrait de la Bible (livre d'Ezechiel), placé là, au milieu de nul part, semble à la fois parfaitement à sa place et totalement égaré au milieu des tags fluos...

Mais la présence, ici, de ces 2 dalles destinées à être engloutie dans du béton, est tout une histoire!

 

Une chatière à passer en rampant:  

 

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... un passage étroit, à plus d'un mètre du sol, a été permis, probablement, par le descellement de quelques pierres...

 

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... et me voilà dans un couloir circulaire d'où naissent 6 tunnels (il me semble).

Une ambiance pesante où la raison met un certain laps de temps pour accepter l'identification des résidus qui jonchent le sol.

 

A l'éclairage de ma lampe frontale, c'est (hyper) impressionnant!

 

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Ces ossements ont été entreposés là, pour vider les espaces occupés par les anciens cimetières, et les fosses communes oubliées  (retrouvées lors des grands travaux parisiens d' Haussmann). 

Il ne s'agit aucunement d'une nécropole religieuse.

 

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Il fallait bien, en parler... Parce que c'est bien ce qui fait des catacombes un lieu de mystères.

A la lumière du flash, l'imagination joue moins bien son rôle, mais ces amas osseux n'en restent pas moins impressionnant!

 

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Quand la lumière inonde la pièce, et que les détails apparaissent....C'est un véritable choc visuel.

 

Mais pour ce qui est de l'émotion ressentie, ce n'est en rien comparable avec...

 

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...La découverte de ma route, portion par portion.

C'est au choix:

Je vois là où je mets les pieds (sur quoi je marche, en fait...), ou je dévoile mon chemin à venir... 

 

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Des fémurs et des câlotes crâniennes en vrac droit devant  ... et une issue bouchée un peu plus loin!

Contrairement à mes craintes, ces restes humains sont résistants.

J'ai marché sur certains d'entre eux (faute de choix, une fois engagé, il faut bien avancer)...et contre toute attente, malgré leur âge, l'humidité ambiante, mon poids, mes ressentiments et autres fantasmes... Ils sont restés intacts.

 

Le pillage de ces reliques humaines a fait disparaître la plupart des crânes.

N'en laissant que quelques uns pour des mises en scène macabres...

 

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Dont je n'ai décidé de garder en image que le bar des cassoulets.

 

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Les têtes de mort sont bien évidemment le thème récurrent ici-bas!

 

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Sculptées, dessinées ou peintes.

 

 

Des représentations qui expriment plus les fantasmes de leurs auteurs qu'une volonté délibérée de faire peur.

 

Les légendes indissociables à ces corridors sont légions, difficile pour un novice tel que moi d'en démêler tous les fils.

 

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JC Saratte, un catacop (policier) célèbre pour sa passion des lieux a sa plaque ici.

Mais il n'est pas le seul...

   

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Des histoires, légendes et anecdotes sont rattachées à plusieurs endroits, dont les noms évocateurs en restituent une partie.

 

Le parcours est ponctué d'étapes qui sont parfois historiques, ou artistiques....mais ce sont, parfois, des pauses qui s'imposent d'elles-même. 

 

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Des salles nous accueillent, même si la fatigue est loin quelque part derrière la curiosité, s'asseoir et laisser la bride au cou de son imagination, ici,  est un moment très particulier.

 

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J'y ai vu des installations parfois élaborées, avec bar, et appliques murales, des décorations parfois recherchées, mais la plupart du temps ce sont des décorations succinctes....

 

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Bancs et table taillés dans la pierre.

 

Ces salles qui peuvent être un élargissement aménagé de la galerie ou bien un véritable dédale de pièces à la décoration surchargée.

 

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Des histoires hantent les lieux telles celle de cette jeune fille tombée dans un puits à sec,

 

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ou celle de ce gardien prénommé Philibert égaré, lampe éteinte, retrouvé bien plus tard...bien trop tard...

Il n'aurait été identifié que grâce à son trousseau de clefs!

 

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Des anecdotes qui laissent des noms colorés aux lieux tel le bar des Rats, le carrefour des morts, la plage, le cellier...  

 

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Là encore,impossible à retranscrire mon ressenti hors de son contexte. 

Les découvertes se font progressivement, un détail juste aperçu semble disparaître à l'apparition d'un autre.

L'image globale se construit comme à tâton.

 

Encore une surprise dont l'image qui me reste en tête est la précédente plutôt que la suivante:

 

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Un pilier totalement sculpté, des mosaïques des bas reliefs mis en couleurs....et je trouve même un poème sur une plaque de plexiglas: une ode à  la séparation d'un couple cataphile.

 

Comment ne pas percevoir les émotions qui flottent ici?

Entre Les heures passées ici pour sculpter l'intégralité du pilier et des bas reliefs sur chaque mur ...  les moments si intensément vécus, ici même, par ce couple...

Comment ne pas s'assoir et laisser son imagination dériver dans l'obscurité, tenter de percevoir les bribes de ce passé et d'en tricoter une (sa) trame logique?

 

Ainsi, les découvertes sont parsemées tout au long du circuit:

 

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Et si juste au dessus, à la surface, le même axe et la même plaque existent.... il ne semble pas possible que la rue s'arrête...Alors qu'ici bas, rien ne semblerait l'interdire! 

Perdue au milieu des tags, noyée dans l'obscurité,  cette plaque prend nécessairement un double sens lorsqu'on la découvre ici...

 

Certains signes qui sont là rappellent que l'errance dans ces galeries n'est pas sans risques.

Les chutes ne sont pas le seul danger, les effondrements (fontis) peuvent isoler le promeneur dans un bout de galerie, ou le forcer à prendre un chemin qu'il ne connaît pas, ou qui n'est pas sur son plan...

 

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13°C en promenade, c'est agréable, mais perdu et après plusieurs dizaines d'heures, c'est l'hypothermie assurée.

C'est un coup à devenir une des anecdotes du coin!  

 

En début de soirée, alors que nous sortions de cet univers souterrain, plusieurs groupes nous ont croisés.

Peu de mots ont été échangés, mais à chaque fois il y avait un lien perceptible entre nous, un peu à la manière des marins, ou des montagnards entre eux.

 

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Les catacombes et son image morbide...sont presque déjà derrière.

Curieusement, le souvenir que j'en ai conservé est plutôt celui d'un espace vivant et riche d'une histoire.

 

Je pense qu'il n'aura échappé à personne que Jérôme Mésnager est passé par là....

Et, à l'image du sujet de cet article, son Corps Blanc est là, lui aussi.

 

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La blancheur de la peinture le fait presque surgir des ténèbres.

Debout, appuyé sur ce mur,

Il semble (nous) écrire quelque chose...

 

Tête en l'air...

L'oeil écarquillé...

La lumière braquée sur le mur...

Je trébuche!

 

Eh oui, en pleine lumière j'aurai bien vu qu'il était assis sur un tas de remblai!

 

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La 3e partie de cette promenade traitera du "sub street art", et réservera bien des surprises aux habitués du blog....enfin, pour ceux qui nous pas déjà traîné dans les catacombes.

 

Si vous ne les avez pas déjà consultés voici les liens de mes autres articles sur le sujet:

Les catacombes, quelques points d'histoire (partie1/3)

Faune et flore des catacombes (partie 3/3)

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 05:09

Comme d'habitude, je vous conseille de promener la souris sur les photos pour un complément d'informations.

 

Les catacombes...

 

Comme beaucoup, je connaissais de nom, et de réputation.

L'imaginaire ayant pris le dessus il y a bien des années suite à quelques reportages, "récits d'initiés", d'extraits de livres ou de films.

Bien sûr, je connais l'entrée officielle à Denfert Rochereau, et j’ai déjà vu les habituelles photos d' ossuaire avec ses crânes et fémurs empilés.

 

 kta.jpg

 

J'avais aussi entendu parler, ponctuellement, des "parties" organisées dans les tréfonds parisiens.

Un mélange d’informations qui me laissait entre deux eaux :

Curieux, le circuit touristique me tentais, mais sans excès.

Je n'osais pourtant pas m'aventurer dans les "méandres interdits" sans "parrain".

 

En fait il faut faire la visite officielle!

Parce qu'à moins d'être un fêtard indifférent au monde extérieur, ou un j’m’en foutiste, c'est tout un pan passionnant  de notre histoire qui gît là, sous terre.

 

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Les gravures identifiant chaque mur, les traces disséminées un peu partout sont des informations à posséder, si ce n'est pour sa culture générale, au moins pour comprendre comment se repérer dans le "labyrinthe" des carrières souterraines de Paris, et approcher ce qui s'y est réellement passé.

 

 

Gilles Thomas a guidé ma visite de la carrière des Capucins, un écomusée géré par un groupe de passionnés (http://www.seadacc.com)

Un site exploitant les ressources locales (galeries et matériel) pour expliquer aux visiteurs les tenants et les aboutissants de ces galeries:

 

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Les catacombes sont en fait d'anciennes carrières souterraines d'où nos ancêtres ont extrait les pierres nécessaires à la construction des bâtiments de la surface. Ils passaient par de profonds puits et utilisaient d'énormes treuils.

 

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Lors d'effondrements certaines constructions ont littéralement été englouties, d'où la décision de soutenir "le pays" dès le 18e siècle. Soutenir, signifie que chaque immeuble devait alors avoir des appuis à partir d'un sous-sol ferme, et non plus juste sur la surface du sol.

 

 Cave des capucins Soutient pays

 

C'est la redécouverte des galeries des carrières, et le démarrage de leur identification.

 

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Depuis le début du répertoriage et de la nomenclature précise des murs, galeries, puits et salles diverses, il s'est écoulé quelques siècles.

 

Cette période est encore palpable, là, au fond de Paris.

Ce "tag" qui date de 1783, a été réalisé à la fumée de bougie...

 

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Une trace bien sympathique comparée aux FC (pour frotte connard) et autres signatures bigarrées et souvent illisibles recouvrant les parois des autres galeries. 

 

Cette visite exploite des documents anciens, et des reconstitutions qui utilisent des éléments trouvés dans les galeries.

 

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Beaucoup d'informations recueillies dont je ne regrette absolument pas l'acquisition.

Même si le ton est parfois un rien trop artificiel, à l’image de son éclairage orangé...

 

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...qui accentue artificiellement l'ambiance mystérieuse des lieux.

 

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Il faut bien reconnaître que le rendu à la lumière blanche du flash retire beaucoup des charmes aux vieilles pierres de ces murs!

Et puis les éléments pédagogiques gomment vite les travers de ces mises en scène:

 

Un modèle tracé sur un coin de mur, une gravure la reproduisant, des initiales, un chiffre et une date, il n'en faut pas plus pour se repérer...

 

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... bon, j'exagère il y a aussi des indications plus explicites comme les noms de rues et le point cardinal (levant, couchant , nord ou encore midi ).

 

En fait, le plan de surface suffirait pour se diriger en sous-sol, les axes étant les mêmes (et portant donc le même nom... sauf que parfois, les rues ont changées de nom depuis!)

 

plan.jpg

 

Mais il y manque des indications majeures, tels les puits, les piliers et les noms des salles, ou encore les dangers spécifiques de certains passages (éboulement, niveau d'eau...)

 

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Il y a la fameuse ligne noire au plafond, qui guide vers la sortie.

 

Cave capucin ligne noire 

 

J'ai découvert cette ébauche, tracée à l'échelle 1 sur un mur.

 

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Le tailleur de pierre l'a suivie, en sculptant sur place les pierres nécessaires à la réalisation de l'escalier qui est là, juste à coté!  

 

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C'était ainsi que l'on procédait.

 

null Cave capucin Ecole tailleur pierre4

 

Des apprentis tailleur de pierre contemporains ont aussi laissé leurs traces, montrant qu'un certain savoir faire n'était pas (encore) perdu.

 

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Cette approche non sans charmes, proposée par des passionnés, a permis de constituer mes premiers outils de repérage, mais aussi de ressentir la charge historique qui flottent entre ses murs, et d'éprouver mes premiers sentiments de cataphile...

 

 

 

A poursuivre....

 

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Si vous ne les avez pas déjà consultés voici les liens de mes autres articles sur le sujet:

Quand l'imagination se joue de la réalité (les catacombes partie2/3)

Faune et flore des catacombes (partie 3/3)

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 08:59

Une fois un accès trouvé, se promener le long des voies laisse un mélange de sentiments contradictoires.
Le fait de s'y croire seul en est certainement le point de départ.




Jusqu'au moment où fatalement la 1ére rencontre a lieu.
C'est avec un sourire et un bonjour que ça se passe, comme si les us et coutumes oubliés dans le reste de la ville, retrouvaient leurs usages le long de cette voie fantôme.
Voila, c'est clair et net, je suis dans un endroit partagé, pas "oublié et retrouvé"

D'ailleurs, très rapidement, je peux lire le pseudo de tous ceux qui ont cru marquer leur territoire...
Vu le nombre d'aérosols jetés, il doit y en avoir pas mal qui se sont superposés.



Je m'attendais à voir des graffitis, et ce fût l'overdose, tout sert de support:



La moindre surface, allant des murs adjacents aux traverses.

 

En passant par les (anciens) guichets,

  

 

aux piliers de ponts ... et jusqu'aux troncs d'arbres!



Globalement, sur le tronçon suivi, je fus très déçu.

J'espérais quelques perles...

 

 

mais elles se firent rares, pour laisser la place à des amalgames de lettres parfois aux limites du lisible.



Je ne suis pas un grand passionné de tags, mais le long du canal de l'Ourcq, ou en périphérie du 18e, j'en ai observé certains mettant en évidence des qualités artistiques.



Malgré une liberté d'espace et une tranquilité d'action, les auteurs se sont limités à déverser le contenu de leurs aérosols, là où ils le pouvaient.



Même si quelques dessins transpercent les graphs, rien de bien folichon à retenir!







Tout sert de support à la peinture, j'avais prévenu!



Le propre d'une voie ferrée, c'est de transporter des personnes ou des marchandises d'un point à un autre.



Tout le long de ma promenade, j'ai pu observer des quais et des gares.
En fait, vu le nombre d'arrêts pour un tronçon de 3/4 km, cette voie m'a semblé plus proche d'un métro que d'un train.



C'est cette ancienne gare de Charonne qui a été le déclencheur.
Je l'ai vu sur le blog de Brendufat et je me suis dit qu'au lieu de rechercher la PC au travers des rues de Paris, je devrais plutôt aller dessus!



Ancienne gare restaurée en salle de spectacles et de concerts, il n'est pas surprenant que ses abords soient si particuliers!



Sur son flanc droit c'est un escalier pêle-mêle et une grande fresque.



Sur la gauche se trouve les graphismes les plus artistiques de ma balade.



De la rue de Bagnolet, cette gare est à peine visible, cachée derrière une barricade de faux arbustes.


Elle me plait cette gare sur son pont. 

 

J'en ai vu dans le même style le 18e, et dans le 14e.




Le crocodile...un souvenir de mon circuit jouef!



Il sert à envoyer un signal au conducteur du train...pas étonnant donc de trouver un feu et une gare juste derrière ;)



5 minutes d'arrêt!
La gare...
De la rue d'Avron, malgré ses tags elle est à peine visible.



Cet endroit, impossible de le dissocier de mon train électrique, celui de quand j'étais gamin. Le crocodile, le feu, le quai ...la gare.



Impossible de résister à l'envie de l'escalader ce feu, même si ce n'étais pas trés prudent.

Un regard derrière et surprise: un quidam est là!
Comme pour attendre son train.

J'avais pourtant bien regardé, il y avait une grille en bas de ces escaliers! 



Un regard devant, c'est dégagé



Je ne résiste pas à la curiosité, un regard jeté  chez le voisin et sur l'improbable bric à brac dans une cour improvisée le long de la voie.



Encore une gare.



En se décalant, la salamandre de la rue Vitruve est là, comme à guetter un insecte à venir.



Là, je suis juste derrière l'amphibien.



Rue de Lagny.
Ce fût mon 1er contact avec la Petite Ceinture: un jour de promenade en vélo, j'ai eu à respecter ce passage à niveau.
D'abord surpris d'en voir un dans Paris, j'ai baladé mon regard et je l'ai vu, cette voie...
C'était la 1ère fois!



L'arrière du dépot des lignes 1 et 2



Encore un quai.
Pas très loin du but de ma promenade, là bas, c'est la porte de Charenton.



Le long de la PC, s'alignent des entrepots, des ateliers, une école, une chapelle, un clinique....



...un jardin public ;)



Caché des fenêtres, d'autres logements précaires, eux, existent.
Pour souvenir, le lendemain de cette rando, il neigeait...



Tiens, un autre feu!
Cette portion du 12e est bordée d'immeubles.
Ce doit-être bien agréable pour les habitants de ce quartier de Paris.



En contre bas, un jardinet et un banc...pas de doute, ce doit-être un havre de paix en plein 20e!



Oui, je sais, encore un feu...



L'armoire électrique est pillée....et taguée!



Beaucoup de vitres cassées à proximité des voies (ballast et verre ne font pas bon ménage).



C'est idiot, parce que c'est certainement ce qui risque de rendre ces randos véritablement interdites.



Il n'y a pas que des tours et des immeubles haussmanniens dans Paris.
Cet enchevétrement m'a tapé dans l'oeil. En tout cas ce serait un excellent exercice de gestion de perspectives pour un dessinateur!




Et ici, un travail pour le point de fuite!



Mélange des genres vers l'hopital trousseau.



Ici, la voie est au niveau de la rue, pas cachée comme une verrue, mais entretenue et totalement intégrée au paysage.



Juste avant, un pavillon de caractère annonçait l'ambiance.



Plus loin, la nature reprend ses droits.



Un dernier regard  avant de regagner le macadam...



Je garde un souvenir mémorable de cette journée, avec une pensée pour ce personnage croisé le long des voies....



....et pour ces arbres qui trouvent leur chemin où bon leur semble.




Pour les nostalgiques un articles bien vu sur l'histoire de la Petite Ceinture

ICI sur le blog de Zoursland, avec en prime une vidéo réalisée avec Train simulator.

Entre la 3e et la 4e minute vous trouverez d'où proviennent les photos de mes articles!


Mes autres articles sur le la Petite Ceinture:

La petite ceinture (PC), une voie ferrée autour de Paris.
Voie fantome....La vie entre les traverses et le ballast.
Paris vue de la Petite Ceinture

Quelques curiosités sur la Petite Ceinture.

Le blues de La p'tite ceinture

 

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 08:56

N'avez-vous jamais lu du Stephen King?
Stand by me , la tour sombre, le fléau...
Les voies ferrées sont des éléments récurrents de ses nouvelles et romans.

J'ai pensé à cela une bonne partie de cette promenade.


 

 

Tel un vaisseau charriant inlassablement ses unités fonctionnelles jusqu'à la fin de son existence (changement d'époque) il ne reste désormais qu'une ossature quasi imputrescible (changement d'époque) d'où renaît la vie.

Ce squelette inutile et obsolète devient le guide d'une nature nouvelle cherchant sa voie.






Sur certains tronçons, on évite encore de passer sur les rails, par habitude...

Belairvoie2.jpg picture by BEST1OLE

Ailleurs, ce n'est pas l'arrivée d'un train qui est le plus à redouter: ça sent le pourri!



Parfois, la voie semble même éraillée... 8)



Un copeau en spirale...
Comme si quelqu'un s'était amusé à raboter le rail.



A certains endroits, les restes d'un autre temps me laissent tout aussi perplexe.



Mais a n'en pas douter, en 2 temps...



...3 mouvements, la flore s'en accommodera...

  

... Engloutissant  bois,  caillasse et  métal...

 


... Et ne s'arrêtant sous aucun prétexte, y compris ce feu rouge!



Je reste toujours épaté de voir la nature reprendre ses droits.
Telles ces bosses sur le macadam de nos villes qui finissent par percer et laisse passer un tout frêle bourgeon.



Du métal et de la ,des arbustes trouvent leur chemin, tranquillement.
Ils ont le temps, eux...pas de train à prendre!



Le lendemain, il neigeait, le ciel était déjà bien chargé.



Je suis un vrai gosse...je ne comprends pas non plus comment des trucs aussi mou que ces champignons....



....se sont fait un nid sur du ballast de voie ferrée!



Eh ben si, là, on est toujours dans Paris!!!



D'un coté des immeubles résidentiels, de l'autre un hôpital....mais pas âme qui vive à proximité de la voie.
Ah si, un arbuste!
Comment croire qu'il s'agit, ici, du 12e arrondissement?



Voici mon compagnon de chemin.



Comme je le disais au début de cet article, c'est un décor pour un roman de Stephen King...
Mais c'est surtout une incroyable balade, où la ville est encore omniprésente (bruits, déchets, fumées...) et déja si loin...




A voir aussi sur le sujet:
La petite ceinture vue des rues de Paris
Paris vue de la Petite Ceinture
Gares, quais et voisins de la petite ceinture
Quelques curiosités sur la Petite Ceinture.

Le blues de La p'tite ceinture

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 08:52

Avant propos:


L'entrée que je connaissais à partir du cours de Vincennes n'existe plus.
(suite à la création d'un dépôt RATP avec un poste de surveillance à l'entrée).
Propriété du Réseau ferré de France (RFF) déambuler  le long de la Petite Ceinture (PC) expose à une contravention plutôt salée ( de 180 jusqu'à 2000€ ) distribuée par la police ferroviaire.
Les dégradations récentes des catacombes (dont certains accès se font par la PC)  n'ont certainement pas incité à un assouplissement du barème...



Pourtant il y a toujours autant d'habitants sur ces voies!
On y trouve toujours les mêmes campements dans les fossés et quelques coins aménagés par-ci par-là...
... Comme ce "dessous de pont", déjà  observé les fois précédentes, et qui m'a laissé le sentiment de traverser un "chez soi"!


D'un coté l'habitation....


... De l'autre, le jardin!


J'ai bien peur que ces tomates aient un mal fou à mûrir!


Pour le reste, c'est une promenade qui offre toujours le même dépaysement!
Ligne fantôme virant autour de Paris.

A qui sont désormais déstinées ces mosaïques (ou parfois plaques émaillées)?

 

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Parfois cachée par la végétation, parfois simplement ignorée par les passants qu'elle surplombe ... 
Elle est cependant toujours là!



Si quelques menus changements, naturels, s'opèrent au fil des saisons  (couleurs et densité végétale), il me semble bien que l'apparition de câbles électriques et la disparition d'un feu de signalisation y signent une activité humaine...

Les rencontres y restent toujours surprenantes:


Un faisan en liberté dans Paris...Qui aurait pu y croire?

Maintenant toujours un espace constant, le volatile s'arrêtera et reprendra sa marche sur les traverses au même rythme que nous.



Puis obliquera vers les fourrés pour ne plus en ressortir.



Les décorations changent au rythme des saisons...
Elles se sont empourprées avec l'arrivée de l'Automne.
Si le regard se fige sur le tag ou la vigne vierge....



... La surprise en contre bas passera totalement inaperçue!



Une gouttière d'arrosoirs, une mosaïque grecque et une décoration persistante de Noël ornent ce jardin des plus hétéroclites!



Une décoration qui m'avait échappée jusqu'ici, comme quoi, il y a toujours à découvrir.
Comme j'aime le répéter, chaque sortie amène son lot de découvertes.

Quand la grille, là-bas, prés des immeubles s'ouvrira t-elle?



Quand la PC deviendra t-elle un axe vert, à l'instar de la Promenade Plantée?

Ce serait une façon unique de regarder Paris, et de circuler librement autour de la ville sans polluer.


Autres articles sur le la Petite Ceinture:
La petite ceinture (PC), une voie ferrée autour de Paris.
Voie fantome....La vie entre les traverses et le ballast.
Gares, quais et voisins de la petite ceinture
Paris vue de la Petite Ceinture
Le blues de La p'tite ceinture

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 10:28

Voici une démonstration illustrant mon article sur les anamorphoses parisiennes (voir  ICI).

Je connaissais déja le Land Art depuis la lecture d'articles sur le blog de Melodine.

 

 

Pendant une semaine, l'oeuvre de l'artiste François Abelanet "Qui croire?" s'étale sur une centaine de mètres sur le parvis de la mairie de Paris.

 

 

 

Une véritable oeuvre exploitant les connaissances des règles d'optique, de géométrie et les faiblesses du cerveau humain.

 

 

Le principe de l'anamorphose est le suivant:

Une image déformée est construite. Elle devient "compréhensible" seulement à partir d'un endroit unique, celui où les déformations sont annulées par l'angle de perspective.

 

Ici, l'artiste renforce l'illusion en utilisant des lignes blanches qui permettent de faire le joint entre les différentes zones, tout en suggérant, ou accentuant les courbures.

 

 

 

Voici la vue du "fond":

un ensemble de bosses réparties "comme aléatoirement" sur toutes la surface du parvis

 

 

 

A partir du milieu de la place, on dénombre en fait 3 zones distinctes.

 

 

Un croissant surélevé forme zone postérieure de la figure.

 

 

 

 

 

La partie centrale, n'est pas aussi haute qu'il y parait, mais c'est la plus large des trois.

 

 

 

L'aire la plus proche du point d'observation idéal, est la plus basse.

 

 

De derrière et de dessus, la forme globale de l'oeuvre est ovoïde.

 

 

Presque à l'endroit parfait, l'image reconstituée s'approche du résultat recherché par l'auteur.

La présence des promeneurs perturbent l'image bien plus que les petits décrochages des méridiens, mais ils permettent de démonter le mécanisme de cette illusion.

 

 

 

Voici comment François Abelanet amène à réfléchir sur la place de l'arbre dans notre environnement.

Une exposition est associée à cette oeuvre, avec des photos, des arbres (en bois et en feuilles) et des conférenciers.

De quoi sensibiliser les citadins aux éléments naturels qui constituent leur environnement.

 

 

Une création qui fait le plaisir des yeux des uns, et des estomacs des autres!

 

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 10:00

Petite introduction sur le sujet:

Une anamorphose est la déformation d'une image de départ pour la restituer de façon conditionnelle à l'observateur (en utilisant une loupe, un miroir déformant, en se plaçant à un endroit précis...)


Sur les 2 photos suivantes, cette technique est mise en évidence.
Regardez la tête de la gargouille.


St-Georges-Trompe-l-oeil2.jpg

 

Un impressionnant effet d'étirement en fonction du point de vue.



Selon l'emplacement de l'observateur et de l'heure, les ombres de la gargouille et des fenêtres en trompe l'oeil correspondent, ou pas, aux autres perspectives du thêatre...bien réelles elles!



Comme promis, je suis repassé (08/2009) voir le rébus inclus sur le fronton du Théâtre.
Comme quoi, l'oeil trop pressé ne capte pas tous les détails.
Merci encore pour l'info (voir les comentaires)
Le site de l'auteur (Dominique Antony) de cette oeuvre (St Georges le terrasseur de dragon) est absolument à voir:  http://www.peinturemurale.com/ .

Un autre cas d'image reconstruite:
Des lignes verticales dessinent le visage de Saint Vincent de Paul au début de la rue Saint Denis.


Dans un recoin du 11e, j'ai trouvé toute une série d'anamorphoses.
De loin, une tache lumineuse (sur la grille) attire mon regard.



Se plus prés, je pense à un "coup de peinture sauvage"...mais c'est intrigant...je crois bien reconnaitre les Champs Elysées!



De face, la forme elliptique clairement m'indique...



...qu'un axe de vision s'impose!



GENIAL!!!




L'image reconstituée est la copie des bâtiments en arrière plan



Je ne m'en lasse pas.
C'est bien fait et c'est offert au quidam qui se donne la peine de le voir



Il est à remarquer, que dans l'autre sens (dos aux immeubles représentés), l'image est la même:



Mais ce n'est pas fini!!!



Sur la grille attenante, une autre ellipse ...non!
4 autres sont là, à m'attendre.



Cette fois, c'est une fenêtre de l'arrière plan qui est mise en valeur (elle est hors du champ de ma photo). De la verdure est présente aussi.



Un peu redondant comme image...mais j'aime bien l'effet rendu.



Le hasard offre bien des surprises au promeneur.
Un travail créatif qui mériterait plus qu'une exposition anonyme.



Bien evidemment, je suis allé voir la 3e grille...qui représente lui aussi un mur et de la végétation en arrière plan.

 

J'hésite encore à localiser cet endroit, vu que certains ont déja commencé à déteriorer un des motifs (pour les plus curieux, contactez moi ...)
Il s'agit en fait d'autocollants apposés sur les barreaux des grilles.
On voit clairement sur la dernière photo qu'une partie est arrachée, est que d'autres autocollants (bougies) ont été superposés aux originaux

Je remercie encore l'auteur pour ces oeuvres, qui m'ont fait oublier les mains gelées l'espace d'un bon moment.
 

 

Juillet 2011

 

Si ces autocollants des grilles précédentes sont désormais partiellement perdus, voici de quoi satisfaire temporairement la curiosité des parisiens en matière d'anamorphose:

 

 

 

Je vous propose un article complet (ICI).

Richement illustré, il permet de comprendre le principe de l'anamorphose

 Jusqu'au 15 juillet, cette sphère "Qui croire" que l'on doit à François Abelanet devrait amener à réflechir sur la place des arbres dans nos villes.

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 08:04
A chaque retour de randonnée, je reviens avec une jolie collection de souvenirs.
C'est un sacré travail à gérer, je réduis, je retouche, je mets en valeur, je renomme, éventuellement je supprime  en dans un coin qu'il faudra repasser à une heure différente pour avoir le soleil dans le dos...  puis je classe.
Et c'est là que parfois je bute.
 
 
Pour les monuments, artistes ou oeuvres urbaines en série, un dossier est tout trouvé, ou facile à créer.
 
 
Mais pour les curiosités uniques ou non rattachées à quoi que ce soit, comment faire?
 
  
 
Un classement par lieu (comme pour le MUR d'Oberkampf ( ICI) , ou l'ex dépôt RATP de la rue des Pyrénées (ICI).
Un autre tri est possible par thème et sous catégories: Art urbain\Poster\Tag\pochoir\...
 
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Parfois les sous catégories se chevauchent comme cette fresque commandée par la mairie de l'arrondissement à Jef aérosol. Pochoir? fresque? Jef Aérosol?
 
 
Et puis il y a la part de l'imagination, ou le délire passager, comme pour les smileys (voir ICI)
 
Depuis un bon moment, je fredonne la chanson de Dany Brillant à chaque fois que je trouve une tête...
Et c'est devenu en fait quelque chose récurrent...
 
   
 
"J'ai perdu la tête depuis que j'ai vu Suzette, je perds la raison...."
 
Mais je n'ai encore rien à dire lorsque je trouve un corps!
 
 
Sinon que des questions;
quelle tête attribuer au squelette de Barbie?
Le crâne orange de la rue Amelot ou le bleu du cloître Saint Merri
 
    
 
Si vous laissez traîner vos yeux, vous découvrirez, vous aussi, des têtes qui trônent un peu partout...
 
 
Bien sûr, les plus assidus du blog connaissent déjà le visage de Gregos   (voir ICI)  , qui ne cesse de se décliner sous toutes les couleurs de l'arc en ciel ... et parfois en association.
 
 
     Vous en trouverez, certains la tête dans les nuages ...
 
 
... dans le caniveau...
 
 
... Ou à même le trottoir...
 
 
Elles sont là, et me regardent.
Mystérieuses, voire dérangeantes comme sur les quais....   (pour plus d'info, voir ICI
 
 
.... Ou un rien bourrin (dans le 15e)...
 
 
Parfois, certains faciès ne sont pas engageants ...
 
 
Mais ils ne me laissent jamais indifférents ces visages...
Qu'ils soient en hauteur...
 
 
    ...  ou posés à même le sol.
 
 
 
Certaines de ces têtes sont des invitations au contact...
 
 
Un appel des sens,  comme sur le parvis de Saint Eustache....
 
Contrairement à ce que peut laisser supposer ces clichés,  le nombre de gamins (et d'adultes) crapahutant sur cette oeuvre est, habituellement, incroyable.
 
 
  Dans le Marais, un rebord de fenêtre du 1er étage (rue du Vertbois) m'a coupé le sifflet!
 
   
 
  Une série de questions se bousculaient à la vue de ses bustes.
 
 
Un cour de sculpture? Une fabrique artisanale de souvenirs?
 
 
Une étude sur les couleurs et les courbes?
 
 
Une variation autour de l'île de Pâques? 
 
Tous ces visages, qu'ils soient bouleversants....
 
 
.... ou euphoriques...
 
 
Ponctuent mes sorties de leur rayon de soleil...
 
 
... Et d'un petit refrain
   
 
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