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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 08:56

L'effet mer.

Une vague qui se meurt, en fin de course, sur la plage, possède encore suffisament de force pour éroder,  un chateau, effacer une phrase ou un prénom, combler les traits d'un dessin...

L'après-midi nécessaire à la construction d'un chateau est effacé par 3 reflux mais cela n'effface en rien le plaisir créatif de l'artiste, et celui plus passif du promeneur.

 

 

 

Éphémère...

 

  ...C'est la destinée de cette fresque du bas de la rue des Pyrénées qui commence près de l'entrée de cet ancien dépôt de la RATP.

Depuis la fin 2009, il y a déjà eu plusieurs couches de peinture, différents motifs, mais bientôt tout cela ne sera plus que du passé.


 

 

C'est un vrai cadeau qui est fait, ici, au parisien.


 

 

Loin des gribouillis visibles un peu plus haut, le long de la petite ceinture , les personnages sont fins et détaillés, les fonds travaillés et contrastés. 

 

 

 

Une richesse de formes et de couleurs

 

 

Parfois d'anciennes portions de fresques pointent sous les nouvelles.... Avec des styles très différents.


 

 

Stripe, le gremlin auquel on doit le fameux  "Guyzmo caca!", est ici magnifiquement représenté.


 

 

Il y en a pour tous les goûts, toutes les formes et toutes les couleurs!


 

 

4 personnages, 4 styles différents.

Pyrénées9

Entre peluche et monstre, douceur et menace, grotesque et réaliste... Quelque soit le qualificatif retenu, c'est fait avec talent.

 

 

Le coin des signatures de cette fresque collective.

Pyrénées0

 

Comme contaminé, le banc de ce bout de rue a pris,lui aussi, quelques couleurs!

 

Si vous passez près du cours de Vincennes, n'hésitez pas à faire un détours vers ce coin du 20e:

Car si vous tardez,  comme je l'ai fait pour cette fresque du 11e, vous ne risquez de ne trouver, qu'un tas de moellons colorés.

.Tag Bluets

Ce qui ne rend pas hommage aux artistes qui ont accepter le règle du château de sable:

"l'éphémère tristesse de la vie"

(J.Higelin)

 

(Merci à Elilou pour la photo de départ)

 

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 08:01

Silhouettes fantomatiques, " mon ombre blanche " est en fait " le corps blanc ",
une œuvre de Jérôme Mesnager .


Ménilmontant.jpg

Ces personnages se sont affichés sur de nombreux murs parisiens.
Peu y sont restés, au gré des ravalements.

Tout comme les pochoirs de Miss~Tic je me souviens de ces personnages lors de mes promenades sur les quais parisiens, lors de la période du bac…




Ils m'ont accompagnés dans ma découverte de Paris...

J'imaginais, à l'époque, qu'il s'agissait un clin d'oeil à Hiroshima.
Un trace ancienne ("préapocalyptique") où les rues n'étaient pas que des artères, mais aussi des lieux de vie.



...Ils avaient et ont toujours gardé ce coté apaisant, ludique et puissant.

C'est probablement dû à leur aspect stylisé et lié au fait que leur auteur les représente souvent en extension, et en s’amusant avec des éléments du décor.

Comme ici au centre d'animation de la rue des Blancs Manteaux (4e).



Comme toutes les choses simples d'apparence, un travail de fond les rend très attachants.



Actuellement, plusieurs commerces (je ne ferai pas de pub) ont leurs corps blancs en vitrine, ou sur leur devanture.

Viaduc des Arts

Les ombres blanches ont comme pendant l'homme noir au chapeau (et ses chats) de Némo.
Trés similaire dans l'esprit.
La capture d'un moment...Un graphisme simple...Le jeu avec l'environnement...

Nostalgie prés de l'école de chimie de Paris

Un peu aussi dans l'esprit des "stars" de Jef Aérosol.



Ce n'est d'ailleurs certainement pas un hasard si ces graphistes se sont régulièrement associés.

Théâtre de l'Européen - 19e

Lors de mes déambulations, j’ai toujours un regard lorsque je trouve (ou retrouve) une des fresques de Nemo, Speedy Graphito ou les ombres musiciennes de Jef Aérosol , même si je ne leur ai pas attribué de rubrique propre sur ce blog.

Je suis persuadé que nombreux sont ceux qui connaissent les corps blancs, ils font partie de l’inconscient collectif, de par leur aspect symbolique, facile à mémoriser, et parce qu'ils sont aujourd’hui un peu partout dans le monde…
Même sur la muraille de Chine!


Quai de Jemmapes, derrière l'écluse

A Paris, quasiment chaque arrondissement a son fantome...même s'ils restent plus nombreux dans l'Est parisien.

Celui me fait particulièrement craquer...et ce n'est pas qu'à cause du space invader ni du trompe l'oeil juste à coté!

Voila une réhabilitation d'atelier qui possède un charme fou...

Rue de la Villette, verdure et briques apparentes

Aller plus haut....Là où les oiseaux ont leur royaume.

Spiderman n'a qu'à bien se tenir!

 

Voir le focus ICI sur la fresque du M.U.R. de la rue Oberkampf, dédiée à cette ombre blanche.

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 08:17
Au début de l'année, j'ai trouvé ces deux papillons dans le 15e.
En plein hiver, il était impossible de les louper!

   

Eléments probables d'un service de table, la technique de pose ressemble beaucoup à celle utilisée par J Gulon pour ses mosaïques.
Mais sans la spirale ni la signature JG, je suis parti à la chasse aux papillons... et j'ai classé ces lépidoptères dans les curiosités parisiennes.

Et la semaine dernière, une surprise m'attend sur le boulevard de St Germain:



Le même motif est enchâssé dans une mosaïque signée JG!
La boucle est bouclée.
C'est un endroit bien précis où mes yeux ont l'habitude de s'attarder, pourtant je ne l'ai vu que ce jour là.

Certaines mosaïques parisiennes ressemblent fortement à celles de J. Gulon même si elles n'en possèdent pas la même finesse, ni la spirale ni la signature typiques de l'auteur.
Mais elles reprennent les mêmes dimensions, la même technique de pose et respectent tout autant un circuit:: celui des écoles primaires ou maternelles (à Paris)

    

Est-ce un clin d'oeil?
Est-ce une association de deux artistes?
Un reliquat d'un événement commémoratif?

Mes rubriques curiosités parisiennes 
ICI , ICI et ICI sont probablement composées d'éléments commémoratifs ou liés entre eux.
* Les diplodocus amenaient-ils à une exposition?
* Existe t-il un lien entre les "Catwalk" et les "Nekos"?

Pour voir ceux que j'ai trouvé, cliquez sur cette image Pour voir la collection complète, cliquez sur l'image

Très différents d'aspect mais proche dans la technique et le choix des endroits, un chat est le fil rouge de ces carreaux.

La semaine dernière j'étais dans le 20e.
Sur un mur trône un Space Invader rare à trouver, inclus dans la mosaïque, à portée de main, mais constamment recouvert d'affiches.

     

Exceptionnellement, il était là, bien visible...En compagnie d'un tout nouveau!



vbizh.....Intermède....hzibv

La rue Ménilmontant à grimper en vélo, c'est une partie de rigolade surtout quand il y a un bus au train...
Pédaler tout en regardant les fresques (Nemo, Mesnager, Mosko...parfois tous ensemble) et rechercher les nouveautés c'est carrément l'éclate...

Une association d'artistes pas si rare dans les rues de Paris

...Devoir alors s'arrêter dans ces conditions, devant la dernière oeuvre trouvée, toujours avec le bus aux fesses... C'est ... à vivre!

vbizh.....Fin de l'intermède....hzibv 

 

Retournons à cette fameuse mosaïque jouxtant l'ancienne ...
Et cette fois encore, le 1er regard est trompeur, il ne s'agit pas de carreaux intégrés au mur mais d'autocollants reproduisant un motif.
1UP... Ok, je connais ce gimmick habituellement peint en hauteur sur les pignons ou les cheminées tout comme les "1984", suivant le même mode opératoire que Bonom (
ICI) .
C'est un clin d'oeil probable à Invader.

La rue offre l'inspiration et le champs d'expérience pour s'exprimer, trouver sa voie face à un public qui reste toujours à gagner.
En retour, se laisser séduire est le rôle du passant.
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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 10:21
Voici la fresque du moment, pas toujours facile à trouver, il suffit juste d'un un peu de chance ...



Au fond d'un jardin (si c'est possible, même à Paris!) caché derrière un mur, cet arbre fantôme est visible uniquement quand le portail est grand ouvert....ou lors d'une promenade sur la Petite Ceinture!



C'est bien dans l'esprit d'Halloween, non?



Bon week end!

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 08:00

Facile le jeu de mot?

Une expo est en cours dans le 14e, "Graffiti - Né dans la rue" à la fondation Cartier.
Avec une façade en constante évolution qui attire (bien) l'oeil.



C'est même la 1ère fois où je voyais une palissade se faire taguer devant  une compagnie de CRS (lieu de passage de la manif' de Jeudi).




Une expo sur l'histoire des tagueurs  graffeurs.
De bien belles choses à voir et des infos à collecter grâce à des plaquettes bien remplies.



Des oeuvres à voir.



Mais en regardant de plus près....



.... Sans détour ...
Le graffiti, ce jour là, m'a bien semblé être resté dans la rue!

Cette dernière vitrine du Bd Raspail m'a laissé sur ma faim




Récemment, je suis passé par la galerie d'Agnès B. pour "Graffiti Etat des lieux"
( Voir l'article
ICI )
Une expo ou les artistes montraient/ (se) cherchaient une nouvelle voie d'expression, un état des lieux de leurs recherches artistiques.

Ou encore  
ICI   (expo Mr Chat, Mésnager, Popoff...)  et ICI   (expo Miss~Tic) où des artistes des rues passent au salon.

J'avais craqué pour la collection Gallizia (voir 
ICI ) ou des graffeurs de tous les horizons se sont rencontrés autour "d'un t'aime" ....

Le tag semble enfin en phase d'être reconnu comme une forme d'expression artistique, mais à l'étaler de galeries en expositions, je ne suis pas certain qu'il n'y perde pas son âme!

Récemment j'ai vu en grosses lettres jaunes vers la porte de Bercy:
 "SI LE SILENCE EST D'OR, LE BRUIT EST DE BETON".
C'est un hurlement dans l'esprit que je reconnais au tag.
Un slogan underground qui fait mouche...pour peu qu'on daigne ne serait-ce que détourner les yeux pour le lire!

Tout comme les couleurs garnissant les culs d'entrepots et les palissades à n'en plus finir le long du canal de l'Ourcq.



Ces surfaces de béton colorées me sembleraient bien vides sans ces tags, leur continuelle évolution apporte du sel à chaque promenade.
Mais qui s'arrête vraiment pour les regarder?



Pourtant un certain talent sous-jacent me semble bien être présent....



Passez  jeter un oeil rue Dénoyez,  dans le 20e....



... Des vitrines incroyables...



... Des idées à fleur de béton, de goudron et de châssis métalliques...



Rue J. Lacroix (20e) , G. Tailleferre (19e), la pointe Poulmarch (10e), les recoins du 11e et du 13e, tout du long de la Petite Ceinture...

 



Des emplacements volés, tolérés ou proposés ....



... sans les tags ils ne seraient pour la plupart qu'une surface grise et sans âme.

Des artistes osent l'éphémère pour s'exprimer.
Ils font de leur mieux pour attirer un regard.
Celui que les publicitaires habitués à nous inonder de couleurs et de sensations ne paviennent même plus à capter...

Est-il alors nécessaire de payer un droit d'entrée de 6€50 pour apprécier sous vitrine ce que l'on ne sait pas voir dans la rue?

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 09:10
Petite sortie en vue, pour changer des dernières promenades j'opte pour le coeur de Paris.
La rue de Quincampoix est une source de trouvailles régulières.
Je prends donc, c'est décidé, la direction du mur éclaté!
(J'adore)



Les murs de la sente sont en cours de décapage!
... il va falloir repasser plus tard...
Une prochaine série de posters ne devrait pas tarder à remplacer les précédents!

 

Mais rien n'est perdu...
Toujours dans la ruelle, plusieurs expositions sont en cours, dont  une à la galerie du Jour d'Agnès B, où un golem de Space Invader  monte la garde depuis quelques années déjà.



Aujourd'hui le thème est :


Petite correction: la fin est annoncée, sur place, pour le 08 Octobre.

Une richesse de formes et de couleurs: peintures, dessins, constructions, sculptures, vidéos, mosaïques...
Différentes voies explorées sont ici misent en évidence, variations des habitudes urbaines des artistes.



Voici le pendant aux posters urbains de 36recyclab voir ICI:  "Intersection" un modéle en "dur" 

Cette moitié de Ford décorée semble comme enchâssée dans le mur



Pourtant un peu plus loin, il est évident que ce n'est pas vraiment le cas.
De l'autre coté du mur, l'avant de l'auto est bien là avec une représentation de ses motifs sur la toile qui la surplombe.



Au sous sol, certaines oeuvres ne manquent pas d"humour telle cet aérosol à utiliser en cas d'urgence.



A coté duquel un montage éclairé par un stroboscope ne passe pas inaperçu




Plus haut, un immense smiley recouvre un mur entier.



...Un smiley signé:  Space Invader



Ce coin lui est dédié:
à coté du smartie jaune géant et souriant, une autre oeuvre me rappelle quelque chose....



Je connaissais les mosaïques de Space Invader réalisées en Rubik's cube, le jouet des années 80 (voir ICI)
Mais c'est surtout de ce poster des années 70 dont je me suis souvenu.
La réalisation bien vue a ranimé une petite flamme de nostalgie, pas tant pour le sujet représenté que par l'époque évoquée...
... Un riff de Jimmy Hendix en arrière fond!




Une exposition offrant à une trentaine d'artistes une alternative aux murs de la ville (variations des formes, matières et supports )
A noter qu'une librairie plutôt bien fournie est là pour les curieux de l'art urbain.

Graffiti – « Etat des lieux »
A la   Galerie du Jour  d' Agnes B 
44, Rue de Quincampoix Paris 4e
Du 08 septembre au 8 octobre 2009
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 17:03

Pour des raisons de rapidité d'affichage, je sépare des murs mûrs cette rubrique.
Je pense y mettre les murs qui me feront un clin d'oeil.
Où le coté "tag" glisse de façon nette vers l'Art...ou qui me feront particulièrement craquer.

Rue Froissart, prés du cirque d'Hiver, un clin d'oeil ironique  d'un faux jeune faon derrière de vrais barreaux.


Zoo rue Froissart


A la jonction de la rue Poulmarch et du Quai de Valmy cette fresque recouvre une partie de la façade.
C'est du Street Poster Art.
Un mode d'expression en pleine expansion, la fusion du graffiti et du sticker, en quelque sorte.
 
 

Il y en a pour tous les goûts sur le coté du théâtre de l'Européen (17e)

 

Vers la Butte aux Cailles:
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Un peu de couleurs prés de la place Verlaine (13e), c'est l'une des nombreuses fresques de ce quartier.


  Dans le 19e, de nombreuses ouvertures sont fermées par des parpaings.
En attendant mieux, de nombreux animaux y ont élu domicile.
Entre les flamands roses, les girafes, rhinocéros et autres zèbres, j'ai craqué pour ce tigre de l'ex "Bar des Amis".

 

Dans le 20e, cité Aubry, les toits de Paris s'étalent sur cette façade.




je n'ai pas l'habitude de "collectionner" les posters ( voir article ICI)...



...Mais dans ce recoin de Paris 13, le jeu de couleurs aperçu au travers de cette grille m'a scotché.

 


Malgré le temps, pas de crainte de grippe aviaire, mais de quoi faire le pied de grue Bd Richard Lenoir. (Bonom --> ICI)

Richar-Lenoir-Cigogne.jpg
Rue des rosiers (4e), j'hésite toujours à la montrer....
c'est fini, la voici:



"La revanche de la Nature" est un patchwork de différents artistes.
Des motifs déja vus séparement sur ce blog.

Voici quelques décoration urbaines.
Pas vraiment des tags, mais le plus souvent avec un but publicitaire, tout en restant dans l'esprit "curiosités urbaines".

Rue Christophe Colomb,  prés des Champs Elysées, un coin de rue nous joue des tours!



En fait, c'est un décor cachant des travaux sur une façade.

Variation sur un thème floral prés de la place de la Bourse.
Bourse-trompe-l-oeil2c.jpg
Bourse-Trompe-l-oeil3b.jpg

































Bourse-trompe-l-oeil2.jpg





































 

Serait ce la partition de la musique de la pub pour la Banque Populaire?


Les artistes sont géniaux pour occupper le moindre espace "oublié"!

Ce jour là, il peuvait...

La girafe semblait attendre une éclaircie pour reprendre son chemin.





Rue des 5 diamants (13e), les façades des troquets se font concurrence quant à leur déco exterieure.
Celui ci cumule pas moins de 4 artistes :



Sur son autre pignon, 2 pochoirs de Miss Tic et un autre d' artiste ouvrier.



Pour voir le focus sur les artistes de ce dernier pochoir, cliquez ICI

Le 18e en couleurs, 2 articles à voir en cliquant sur les images suivantes.  
Partie 1: les toons      Partie 2, le reste de la fresque
                   partie 1    et la   partie 2

Un poster superbe découvert avant de partir au bord de la mer.
Un graphisme qui me rappelle les vieux "Conan" de Buscema...et un air qui rappelle une chanson de Reggiani!
Ce loup traînait dans le quartier de la Butte aux Cailles...





Pour continuer la visite:
  des façades                          ICI
  des formes et des couleurs ICI
  des fresques                        ICI
  des trompes l'oeil                 ICI 
  des vitrines                           ICI
  des anamorphoses            ICI

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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 09:50

* Cet article dédié à différentes formes d'art urbain ne cherchera pas être exhaustif et ne tient pas lieu de référence.
C'est un état des lieux fait ce jour, une suite de constatations accumulées au cours du temps qui n'engagent que moi.
* Je me suis basé sur mes observations des rues de Paris, certaines de mes conclusions peuvent être erronées.
* Je ne suis graphiste, ni membre d'un groupe.

* Les photos d'illustrations sont toutes récentes, même si certains murs sont ainsi décorés depuis longtemps (ou ne le sont déja plus!).
* Pour des raisons de vitesse d'affichage, j'ai choisi de faire 3 parties, ce sont des césures d'ordre pratique, n' y recherchez pas un thème par section, l'article se lit dans son entier.



Au début il y eut le tag, un nom (associé parfois à un nombre), c'était une signature, un simple marquage de territoire.
(Taki 183 serait le 1er taggueur connu).

La calligraphie évolue, le béton prend de la couleur, les rames de métro elles même deviennent un support mobile.
Le tag est rarement apprécié, il reste de l'ordre de la pollution visuelle...surtout quand on se le récupère sur son mur!
Il faut reconnaître que les "oeuvres d'arts urbaines" restent minoritaires aux cotés des gribouillis dégoulinants que restent de nombreux tags.

Du pinceau découle quelques variations: le pochoir, le tampon, le sticker et le poster.
Dans la logique du "vite posé pas pris" , et avec moins de risques d'être loupé, ces techniques assurent une réussite du motif, et une rapidité de réalisation.
Les stickers d'abord manuscrit ou peint sont de plus en plus souvent imprimés aujourd'hui.
Ce qui est tout aussi vrai pour les posters

Les gouttières deviennent leur support favori.
Les motifs sur la photo de droite sont très répandus, le bonhomme "exit" existe en différentes tailles (de plus en plus grandes) le modèle "en forme de WC" (?) a squatté de même de nombreuses gouttières dans tous les arrondissements de Paris.

 

Il est improbable de se promener dans les rues de la capitale sans remarquer quelques un des exemplaires  rassemblés sur la photo de gauche.
C'est certainement ce type d'autocollants qui est à l'origine du poster de rue.

Ces stickers se retrouvent pratiquement sur tous les grands axes de Paris.
Souvent en hauteur sur les gouttières et parfois de couleurs différentes, ils se rapprochent plus de l'assommage publicitaire qu'autre chose...

     

Ces regards sur les plaques de rues sont variés (profils, faces, hommes, femmes) et souvent dans des endroits où des oeuvres urbaines sont à voir.
C'est tellement vrai, qu'ils guidaient mes premières recherches de mosaïques dans les rues de Paris.

 
Un regard, annonçait invariablement la présence d'un Space Invader dans les alentours.
Le marquage d'un collectionneur?

Je craque  volontiers sur les pochoirs de Miss~Tic, qui ont un visuel flatteur, une maxime bien sentie....et sont très variés   (voir aussi  
ICI)



Le 1er pochoir dont je me souvienne était un portrait des Beatles vers des arcades de la rue des Archives.
C'était toujours un petit plaisir que de les retrouver...

Un pochoir actuellement très répandu sur les trottoirs, et les murs de Paris:



Les différentes techniques se retrouvent souvent associées, les coins privilégiés pour les retrouver sont toujours dans les mêmes arrondissements...
Ils sont partout, mais pour assurer la pêche il faut  se promener dans les 5e, 6e,10e, 11e, 12e, 13e, 18e, 19e et 20e...

   

Les fantômes peints  ou les rouleaux de " pq " roses ou bleus en poster ont largement envahi les recoins de Paris (et d'ailleurs....) l'an passé.



Le poster me semble assez récent.
J'ai pris conscience de cette technique il y a 2, 3 ans tout au plus.



Evolution de taille et de technique.
Ces caméléons sont associés étroitement au bonhomme "exit", à tel point, que j'ai même vu un caméléon dont le motif intérieur était un amalgame de ces personnages!



Une semaine d'intervalle et deux grosses pluies....le caméléon en a perdu la tête!

 

C'est bien là le point faible du poster, outre la surcharge, ils supportent mal les intempéries, et les lances de Kärcher.
Leur durée de vie est des plus réduites. Certains ne tiennent pas la journée....

A peine la place est-elle rendue disponible, qu' une nouvelle série est alors libre de s'étaler sur les murs à son tour.
Celui là était le 3e de la journée.



A suivre:
Partie 2 ---> ICI
Partie 3 ---> ICI

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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 09:45
Partie 1 ---> ICI
Partie 3 ---> ICI



Le poster de rue peut-être peint ou imprimé, d'un seul tenant ou en plusieurs parties.
Il est le plus souvent découpé en suivant le motif représenté. 


 
L'assemblage d'impressions au format A4 pour ce personnage (dont plusieurs sont encore visibles actuellement) fait trés "artisanal".



La série des baigneurs de Belleville (voir
ICI) est elle très aboutie, graphiquement et techniquement.

Les posters sont souvent des variations sur un thème cher à leur auteur.

 

Signée Mimi le Clown, cette série est systématiquement associée à un pochoir/poster du type Space Invader.





Avec en prime un reliquat du gang des tricoteuse (Knitta please), des "taggueuses" qui habillent les statues, les parcmètres, les gouttières ou comme ici une grille.
Un clin d'oeil qui passe souvent inaperçu dans les rues de Paris....

Les sentinelles....je les ai  trouvées essentiellement dans le Marais.
Un motif peint et non découpé.



Souvent en retrait, protégés de la pluie dans leurs alcôves, ces guerriers vieillissent plutôt bien.



Très souvent à des endroits inattendus, ils sont souvent isolés, ont un regard observateur et ne semblent guère agressifs...
C'est pourquoi je les appelle  les sentinelles.



Les gazelles aussi ont le chic d'être là où nous ne les attendons pas!



Parfois des empreintes au sol nous mènent jusqu'à elles...
Parfois elles sont en évidence ou par moment en retrait...

   Zoo rue Froissart

A suivre:   Partie 3 ---> ICI
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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 09:30
Partie 1 ---> ICI
Partie 2 ---> ICI

Plusieurs posters de cette série sont visibles le long des quais du canal St Martin.
Comme pour les baigneurs de Belleville, je leur trouve un charme fou...

  

Une autre série signée 36RECYCLAB
Du high tech en noir et blanc et souvent en grand format.
Plusieurs modèles sont dans les rues de Paris.

36Recyclab

Léo et Pipo collent des personnages du début du 20e siècle, en taille réelle ou réduite.

Léo et Pipo 

Le poster étant préparé à l'avance, il permet évidemment des réalisations plus abouties que le tag...même si l'artiste traite sson poster comme le ferait un "bombeur"

Koleo

Un autre modèle récurrent:

FKDL

Ces silhouettes filiformes existent aussi à différentes échelles

Une note d'humour est régulièrement associée aux posters, le ressort pouvant être le sujet, ou l'utilisation des éléments du décor.



Comme le montrent ce chien qui fait pipi sur la façade d'un cabinet d'avocat, ou cette armoire électrique transformée en HLM.




Passée la phase d'apprentissage de ses contraintes, le poster de rue laisse apparaître des graphistes ambitieux et talentueux.
Des sujets variés et souvent surdimensionnés visibles encore plus éphémères que les tags.
Leurs auteurs ne remplacent pas les surdoués de l'aérosol, mais complètent plutôt l'evantail des artistes urbains.

Monsieur qui





La plupart des artistes ont des pages personnelles. Pour les retrouver, pointez sur les photos, certaines donnent le nom de l'auteur...Google fera la suite ;-)
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